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Visite du Directeur régional du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique dans le centre de traitement de la variole simienne (mpox) à Bujumbura (Burundi) en mars 2026.
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S’entraîner aujourd’hui pour faire face aux urgences de demain – l’OMS réunit des pays et des partenaires pour simuler la riposte à une épidémie majeure

27 avril 2026
Communiqué de presse

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a mené à bien l’exercice Polaris II, un exercice de simulation de haut niveau sur deux jours, qui mettait en scène une épidémie due à une nouvelle bactérie fictive se propageant à travers le monde. Réunissant 26 pays et territoires, 600 expertes et experts en matière d’urgences sanitaires et plus de 25 partenaires, cet exercice, qui s’est déroulé les 22 et 23 avril, a permis aux pays de tester leur niveau de préparation face à des pandémies et d’autres situations d’urgence sanitaire de grande ampleur, notamment d’activer leurs structures regroupant des personnels d’intervention d’urgence, leurs flux d’informations et la coordination interétatique, ainsi que leur coordination avec des partenaires et l’OMS. 

S’appuyant sur la réussite de l’exercice Polaris I organisé en avril 2025, qui portait sur un virus fictif, chaque pays participant a activé sa structure nationale de coordination en cas d’urgence et s’est employé, dans des conditions réelles, à partager l’information, à harmoniser les politiques et à mobiliser ses effectifs. 

« L’exercice Polaris II a révélé tout ce que nous pouvions accomplir en unissant nos efforts. Cet exercice a démontré que la coopération mondiale n’était pas une option parmi d’autres mais bien un impératif », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. « C’est là l’objectif du Corps mondial pour l’action sanitaire d’urgence : assurer la coordination entre les personnels d’intervention d’urgence, instaurer la confiance, renforcer les liens et travailler de concert au-delà des frontières. » 

L’exercice de simulation a permis de mettre en œuvre deux cadres clés de l’OMS, à savoir le Cadre pour le Corps mondial d’action d’urgence sanitaire et le cadre national d’alerte et de riposte en cas d’urgence sanitaire, et d’étudier la possibilité de mettre des outils basés sur l’IA au service de l’organisation et de la planification des effectifs. 

Le Cadre pour le Corps mondial d’action d’urgence sanitaire, publié en juin 2025, fournit des orientations sur la façon dont les pays peuvent renforcer leurs personnels de santé pour faire face aux situations d’urgence, en s’appuyant sur les principes de souveraineté, d’équité et de solidarité. Il vise à améliorer la collaboration entre les pays en favorisant l’échange d’informations et le déploiement de personnels d’intervention d’urgence au niveau régional et mondial en cas de besoin. 

Le cadre national d’alerte et de riposte en cas d’urgence sanitaire, publié en octobre 2025, décrit les fonctions, les systèmes de coordination et les actions clés nécessaires pour assurer une riposte efficace au niveau local, infranational et national. 

« En simulant la propagation d’un pathogène dangereux dans des conditions réelles, l’exercice Polaris II nous a aidés à transposer les plans existants en mesures concrètes. Il ne suffit pas d’avoir des plans sur le papier – ce qui compte, c’est leur efficacité dans la pratique », a déclaré Edenilo Baltazar Barreira Filho, Directeur du Département des urgences de santé publique au Ministère brésilien de la santé. 

L’exercice a également été l’occasion de s’entraîner à fournir de manière coordonnée une expertise technique et des personnels de renfort aux pays, grâce à la participation de plus de 25 organismes et organisations de santé régionaux et mondiaux, notamment les Centres africains de prévention et de contrôle des maladies, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, Médecins sans frontières, Robert Koch Institute, UK-Med, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance et des réseaux d’intervention en cas d’urgence tels que le Réseau mondial d’alerte et d’action en cas d’épidémie, l’initiative relative aux équipes médicales d’urgence, les partenaires de réserve et l’Association internationale des instituts nationaux de santé publique. 

« L’exercice Polaris II nous a montré à quels résultats des pays prêts et disposés à travailler ensemble pouvaient parvenir », a affirmé le Dr Chikwe Ihekweazu, Directeur exécutif chargé du Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire. « On retrouve là l’esprit du Corps mondial pour l’action sanitaire d’urgence, qui se compose de personnels d’intervention en cas d’urgence bien organisés, formés, coordonnés et connectés, prêts à intervenir où et quand cela est nécessaire. » 

La deuxième édition de l’exercice a vu un plus grand nombre de pays participer et collaborer par le biais de nouveaux réseaux tels que le Réseau des responsables chargés des situations d’urgence sanitaire pour l’Afrique et la Méditerranée orientale, qui a été instauré récemment. 

L’exercice Polaris II s’inscrit dans le cadre d’HorizonX, le programme d’exercices de simulation pluriannuel et tourné vers l’avenir de l’OMS. Ce programme joue un rôle essentiel en ce qu’il permet de traduire sur le plan opérationnel et mettre à l’essai les cadres d’urgence dans des conditions réelles, afin que la préparation collective ne constitue pas un effort ponctuel, mais bien un investissement continu dans la sécurité sanitaire mondiale.  

Note aux rédactions 

Les pays et territoires participants, couvrant l’ensemble des Régions de l’OMS, comprenaient le Bangladesh, le Brésil, le Brunéi Darussalam, la Colombie, l’Égypte, El Salvador, la France, la Géorgie, le Ghana, l’Inde, l’Indonésie, la Jordanie, le Kenya, Kosovo*, la Libye, la Malaisie, le Népal, Oman, le Paraguay, les Philippines, le Qatar, la République du Congo, le Rwanda, le Suriname, la Thaïlande, et le Yémen. 

* Toutes les références au Kosovo sur cette page doivent être comprises dans le contexte de la résolution 1244 (1999) du Conseil de sécurité des Nations Unies. 

À propos de l’OMS

Consacrée au bien-être de toutes et tous et guidée par la science, l’Organisation mondiale de la Santé est le chef de file et le porte-drapeau des efforts mondiaux visant à donner à toutes les personnes, où qu’elles se trouvent, une chance égale de mener une vie sûre et en bonne santé. Elle est l’entité du système des Nations Unies chargée de la santé et forme le trait d’union entre les pays, les partenaires et les personnes en première ligne dans plus de 150 endroits pour diriger la riposte mondiale face aux urgences sanitaires, prévenir les maladies, s’attaquer aux causes profondes des problèmes de santé et élargir l’accès aux médicaments et aux soins de santé. Sa mission est de promouvoir la santé, de préserver la sécurité mondiale et de servir les populations vulnérables. « Unissons-nous pour la santé. Soutenons la science », le thème de la Journée mondiale de la santé 2026, marque le coup d’envoi d’une campagne d’un an visant à mettre en avant la science comme fondement de la protection de la santé et du bien-être partout dans le monde.